AMERICA

04 novembre 2005

insérer

Il faudra plus tard continuer ce voyage. J’en connais une qui veut voir l’océan. Ce n’est pas parce qu’elle m’a piégé avec un ermite que je vais la larguer entre la chaîne orientale et la chaîne occidentale, entre les Rocky et les Cascades. Car on en est encore très loin, de l’océan. Seulement voilà, une sorte de grosse fatigue me tombe sur la mine de crayon, sur le clavier, sur l’écran. Soudain je ne sais pas trop ce que je fais là avec vous, et vous n’y êtes pour rien. Ce n’est pas mon métier ce n’est pas ma vie, et je suis en train de les oublier, ceux-là. Ils pourraient bien se venger, si je ne les respecte pas. Mais que va-t’il arriver si j’arrête ? Que va-t’il m’arriver ?

Posté par andremriviere à 17:53 - prière - Commentaires [7]


31 mai 2006

Panne.

Il est loin d'être fini, le rêve. Mais la tête est ailleurs. Alors profitez en pour réviser, America est en rade jusqu'en juillet en plein milieu de la reprise. Vous pouvez commenter si le coeur vous en dit et surtout ne parlez pas tous à la fois. Vous êtes au moins quatre à venir de temps en temps.

Au point où nous en sommes du voyage, il faut revenir, et je ne peux pas vous laisser en plan là-bas. Mais la panne de la feuille blanche parfois tombe sur le clavier comme une enclume mal dégrossie, et il faut laisser la paresse l'emporter; pas l'enclume, le clavier.

Je remue encore un peu, mais sur les deux autres blogues de céans. Avant qu'elle n'y tombe à son tour.

Posté par andremriviere à 19:24 - prière - Commentaires [9]

04 juin 2008

Couleur du temps

Un jour je remettrai la couleur qui convient. Je calerai les portes qui grincent et les volets qui battent. Le vent du large sera à l'étroit et les retours à la ligne fileront le coton bon. Un jour je l'aurai, et la suite du voyage copierai.

Le pire est en effet qu'elle est écrite, cette suite. Reste quelques feuillets pour la fin, mais routine et formalité, douanière. En attendant, tu es en panne sur la route violacée de clair, dans ce qui reste de lie de vin délavée. Ma vie se délaye en longues intempéries débordées, et la pluie n'y est pour rien. Je ne réussis plus à traverser le fleuve grossi, fonte des neiges et déferlements sonores, en face le bonnet me nargue. Il me reste quelques herbes à grignoter, il me faut que le temps passe et fonde sur moi. Le temps qui passe et non celui qu'il fait.

Ne désespère pas de moi, sinon comment y arriverais-je?

En tous cas, ce blogue n'est pas fini, et je ne renonce à rien.

Posté par andremriviere à 15:46 - prière - Commentaires [12]

19 décembre 2009

Aparté.

SanJuan

Edition du 20 décembre.

Je ne suis pas sûr d'avoir eu une bonne idée en posant cette photo aérienne pour illustrer mon propos. Maintenant je l'ai fait et je laisse. Mais fallait-il illustrer, franchement?

N'est-ce-pas détruire l'idée même de ce récit? Aucun cobra n'est visible dans cette image, aucune langue de chat, aucun chocolat, alors à quoi bon? Le cerveau n'est-il pas assez grand pour contenir tout ce qu'il a envie de contenir, sans lui tenir la matière grise par la main.

Encore heureux, j'ai un peu flouté, et la photo n'est pas de moi, la photo n'est pas ce que je vis, n'est pas ce que je vécus, n'est pas ce que je vainquis. Il en est qui arrivent à y lire des panneaux et j'en suis consolé, le cerveau a repris sa liberté.

Et que personne ne s'imagine que la façon dont je crois que cette rivière sans andrem mais serpentine à coup sûr va se jeter dans la fleuve comme je prétendrai qu'elle s'y jette, j'invente ce que je ne vois pas, et il se pourrait que j'invente aussi ce que j'ai vu.

Va savoir, et sinon, va voir.



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Posté par andremriviere à 01:06 - prière - Commentaires [2]


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