2. - Cerise sur le gâteau et ce n’était pas prévu au programme, ce week-end là était le week-end du Chicago Blues Festival (31 mai, 1er et 2 juin 2002). Je sens que je fais des jaloux. Je ne vais donc pas vous raconter tout notre samedi à traîner dans le grand parc de Chicago, qui s’appelle par conséquent le Grant Park comme le général, à passer d’un podium à l’autre, au moins six, où se succèdent les musiciens connus et moins connus, tous aussi bons les uns que les autres peu importe leur notoriété.

Je n’ai jamais réussi à convertir les °F en °C, mais il faisait au moins 35 à l’ombre et sans ombre, tout le monde pataugeait dans les bassins et se laissait sécher sur l’herbe tendre, deux par deux de préférence. Woodstock sans la boue, à en croire celui qui a connu celle qui a connu ceux qui ont connu cette époque. Venant de l’Est, un vent du lac pour nous laisser respirer, et sur les trois autres côtés, la parade des immeubles magnifiques, blancs, dorés, rutilants, ébènes.

Piétons au milieu des immeubles, nous n’avons même pas eu peur. De toute part le regard peut s’échapper vers l’horizon du lac, et les immeubles immenses finissent par sembler normaux. D’ailleurs, ils le sont.

Le lundi, il fallait prendre la voiture et partir. Nous avions raison, en une nuit la température est tombée de 20°, et la pluie a joué sa musique dans le vent, horizontale et froide. Chicago nous rappelait que nous n’étions pas d’ici et que l’ouest c’était par là-bas.

Pas un seul kilomètre parcouru encore. Partons vite.

(à suivre)