1. - Le voyage devait commencer par Chicago. Ne me demandez pas pourquoi, il faudrait raconter d’autres voyages, d’autres rencontres, d’autres hasards, et on se perdrait en route. Il serait tout aussi ridicule de se demander pourquoi le voyage ne commencerait pas par Chicago.

La ville des vents, la ville des gangsters, la ville des architectes, la ville du blues urbain, moi tintin en Amérique vouloir commencer par là. Figurez vous que j’ai aimé Chicago, alors que j’attendais l’inverse. C’était mal parti ; j’avais bien révisé tout mon antiaméricanisme primaire, et la francophobie qui m’attendait de pied ferme.

Et voilà, j’ai aimé Chicago. On ne se méfiera jamais assez des amerloques. Déjà, il y faisait chaud en arrivant, une douce chaleur enveloppante, après un départ glacial de Paris. Quelques embouteillages raisonnables plus tard, nous étions à notre hôtel. Des piétons dans les rues, mais si, des piétons en vrai, jeunes, vieux, rieurs, aimables, mêmes les voitures s’arrêtent pour vous laisser passer quand vous traversez hors des clous, mille restaurants ouverts, des bons (et des moins bons mais on n’est pas obligé d’y aller n’est-ce pas).

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